Si je vous parle d’Alphonse Daudet, vous penserez sans doute aux Lettres de mon Moulin : Maître Cornille, le révérend père Gaucher, le curé de Cucugnan, Monsieur Seguin ou l’homme à la cervelle d’or. Mais dans les contes du lundi, c’est la guerre de 1870 qui est au cœur du récit.
La guerre de 1870 est une catastrophe pour la France. Déclarée mi-juillet, elle est déjà virtuellement perdue le 2 septembre à Sedan où Napoléon III est fait prisonnier. La IIIe république est proclamée
Les Prussiens assiègent Paris et l’armistice est signé en janvier 1871. Les conséquences seront importantes.
L’unité allemande est proclamée le 18 janvier 1871 dans la galerie des Glaces du château de Versailles, scellant ainsi la naissance de l’Empire allemand, le IIe Reich après la défaite française. La France perd l’Alsace-Lorraine au profit du nouvel Empire allemand les haines engendrées pas cette guerre contribueront à précipiter les deux ennemis dans un nouveau conflit, mondial, celui-là, et germe lui-même du cataclysme de 40-45.
Un cycle infernal est enclenché, La Commune, après l’armistice, le gouvernement s’est installé à Versailles. Il est dirigé par Adolphe Thiers. Mais lorsque celui-ci veut désarmer Paris, les Parisiens, éprouvés par le siège et méfiants envers le gouvernement, refusent.
En mars 1871, ils instaurent un gouvernement révolutionnaire : la Commune de Paris. Elle durera deux mois set sera férocement réprimée en mai 1871 lors de la Semaine sanglante. Dans cette tourmente, les Contes du Lundi tracent le portrait de Français avec leurs forces, leurs faiblesses et leurs incompréhensions.
Et si elles sont teintées du patriotisme des temps belliqueux et du conservatisme d’un bourgeois anti-dreyfusard, ce qui transparait, je crois, dans ces trois nouvelles, c’est une véritable affection et une authentique compassion pour ses personnages.
Au programme :
Les textes:
- Alphonse Daudet (840-1897) – Les Contes du Lundi (1873)
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La Vision du Juge de Colmar
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Le mauvais Zouave
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Le Turco de la Commune
Les musiques:
- Générique, Benoît Charest, Bach à la Jazz, Bande originale du fil Les Triplettes de Belleville
- Musiques intermédiaires, Antonio Vivaldi, Lestro armonico, Op. 3 : Concerto n° 2 pour deux violons en sol mineur, RV 578 I. Adagio e spiccato.
- Emile Baulen, Oscar Petit, La Ligue anti-prussienne, chantée par Marc Ogeret, extrait du disque Autour de la Commune
- Jean Ferrat, La Commune, La Vision du Juge de Colmar
- J.-S. Bach, Le Clavier bien Tempéré, prélude n°12 en fa mineur BWV 881, Le mauvais Zouave
- Darius Milhaud, Suite française, OP. 248, n°4 : Alsace-Lorraine, Le Turco de la Commune
- Mehdi Ryan, Album le Voyage, Volume II, Idurar N’djardjar
- Pierre Leemans, Marche des Parachutistes belges
Vous aurez de mes nouvelles
Les 1er et 3ème mercredi du mois, de 22 à 23 heures, en alternance avec L’oreille en coin.
Rediffusion à la fin de la soirée littéraire du jeudi, de minuit à 1h00.















